Condensation dans les bâtiments : phénomène physique et précautions Partie 2 – Condensation superficielle

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La condensation superficielle est due à la mise en contact de l’air, contenant une certaine quantité de vapeur d’eau, avec des zones froides dont la température est inférieure ou égale à la température de rosée (ou point de rosée). Par exemple, pour un bâtiment dont la température intérieure est maintenue à 21 °C, la température de rosée est d’environ 7 °C, si l’humidité relative à l’intérieur du bâtiment est de 40 %. Elle est d’environ 10 °C pour une humidité relative de 50 %, et d’environ 13 °C pour une humidité de 60 % (cf. fig. 1).

Figure 1 – Diagramme de Mollier – Température de rosée en fonction de la température de l’air intérieur et de l’humidité relative

Outre le climat extérieur (température et humidité), trois paramètres régissent la condensation superficielle :

  • la « qualité thermique » de chacune des parois du bâtiment, représentée par sa composition, sa résistance thermique, ses ponts thermiques et sa géométrie ;
  • l’apport d’humidité intérieure qui dépend essentiellement de l’usage du bâtiment et des activités qu’il abrite ;
  • la température de l’air intérieur et le système de chauffage.

Pour éviter la condensation superficielle, on peut agir dans deux directions :

  • évacuer la vapeur en excès au fur et à mesure afin d’éviter la saturation de l’air intérieur en agissant sur le système de ventilation ;
  • maintenir les parois de l’enveloppe en tout point à une température supérieure à la température de rosée (traitement des ponts thermiques, renforcement de l’isolation des parois, etc.)
Fig. 2. Risques de condensation dues à des ponts thermiques non corrigés

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Amor Ben Larbi, directeur de projets de recherche, CTICM